Le 27 septembre 2025, date des élections législatives et municipales, devait être un moment de renforcement démocratique au Gabon. Mais la journée a tourné au chaos, marquée par un désordre généralisé sur l’ensemble du territoire national.
De Libreville à Port-Gentil, en passant par Lambaréné, Oyem ou Franceville, les mêmes scènes se sont répétées : ouverture tardive des bureaux de vote, manque de matériel électoral, listes incomplètes, électeurs absents des registres, sans oublier des incidents liés à la sécurité. Dans certaines circonscriptions, des citoyens n’ont tout simplement pas pu exercer leur droit de vote, et dans d’autres, le processus a été interrompu faute d’organisation.
Pour beaucoup de Gabonais, il faut remonter à plusieurs décennies pour retrouver un tel niveau de désordre lors d’élections législatives ou municipales. L’indignation est vive et une question domine les débats : comment un scrutin d’une telle importance a-t-il pu être miné par autant d’irrégularités ?
La responsabilité de la Commission Nationale de l’Organisation des Élections (CNOCER) et du ministère de l’Intérieur est désormais clairement engagée. Citoyens, acteurs politiques et observateurs réclament des explications, soulignant que ces dysfonctionnements compromettent sérieusement la crédibilité des résultats.
Au-delà des frustrations immédiates, c’est la confiance des électeurs dans le système électoral de la cinquième République qui se trouve fragilisée.
Ce 27 septembre 2025, qui devait incarner l’expression paisible de la volonté populaire, restera dans l’histoire comme une journée noire pour la démocratie gabonaise.












