Libreville, 25 octobre 2025. Ah, Dame SEEG ! Toujours fidèle à son grand art : celui de plonger tout un peuple dans l’obscurité, sans prévenir et sans s’excuser. La lumière, bien public pourtant essentiel, s’est éclipsée depuis ce matin, probablement parti en week-end prolongé, laissant derrière lui une nation qui redécouvre les joies du Moyen-âge… version tropicale.
Certains commencent même à se demander si elle a demandé un congé sans solde. Les bougies, elles, ont fait leur grand retour sur scène, prêtes à sauver l’honneur d’une ville désormais habituée à la pénombre.
Dans les quartiers, on s’organise comme on peut : les commerçants ventilent leurs clients avec des cartons, et les enfants font leurs devoirs sous la lumière tremblotante des téléphones portables.
Pendant ce temps, Dame SEEG reste muette. Silence total, comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes obscurs. ” On dirait que la SEEG a confondu son métier avec celui de la Lune : apparaître de temps en temps pour rappeler qu’elle existe “, lance un habitant excédé de Sotega, torche en main.
Les réseaux sociaux, eux, s’en donnent à cœur joie : entre mêmes, plaintes et sarcasmes, Libreville est redevenue la capitale mondiale du “on s’éclaire comme on peut”.
Mais qu’à cela ne tienne ! Tant que Dame SEEG reste dans le noir sur ses explications, les populations, elles, continueront d’y rester… littéralement. ” On parle de développement, mais sans électricité, comment avancer ?”, lâche un jeune entrepreneur, contraint de renvoyer ses employés chez eux.
Alors que le week-end devait être synonyme de repos et détente, c’est plutôt la colère et l’agacement qui dominent chez les usagers. En attendant le retour de la lumière, les bougies et les lampes rechargeables reprennent du service, comme pour rappeler que dans le Grand Libreville, la modernité est parfois une promesse fragile.












