À Université Omar Bongo, une soutenance de thèse de doctorat a récemment attiré l’attention par l’originalité de son objet d’étude et la portée de ses analyses. Barbara Mekui Ondo y a présenté ses travaux consacrés au roman Le temps de passations, publié en 2011 par le journaliste, écrivain et homme politique engagé Hasse Nziengui.
L’œuvre littéraire, au cœur de la recherche, met en scène un univers politique marqué par les tensions et revendications des années 1990. L’intrigue s’articule autour de figures symboliques, notamment celle de Pesu-Pesu, opposant déterminé à tourner la page d’un régime incarné par le président Zamblé Kouya Bolobolo, au pouvoir depuis plus de vingt-cinq ans. Le récit explore également les trajectoires entremêlées du général Gabriel Dounguengué, personnage central du système, et de son entourage familial, pris dans les dynamiques de pouvoir et de loyauté.
Dans son analyse, la candidate souligne que le roman dépasse la simple fiction politique pour proposer une lecture critique des mécanismes de gouvernance. Elle met en évidence les logiques symboliques qui structurent l’exercice du pouvoir, ainsi que les formes de contestation et de recomposition des rapports d’autorité au sein de la société décrite. À travers cette approche, l’œuvre littéraire apparaît comme un miroir des transformations sociopolitiques et des tensions qui les accompagnent.
Au terme de la soutenance, le jury a estimé que la thèse répondait aux exigences académiques requises et a salué la qualité de la réflexion menée. Barbara Mekui Ondo s’est vu décerner la mention très honorable, récompensant la rigueur de son travail et la pertinence de ses analyses.
Cette soutenance illustre, selon l’établissement, la volonté de l’Université Omar Bongo de promouvoir la recherche en sciences humaines et sociales, tout en encourageant les lectures critiques des réalités politiques contemporaines.










